Cette semaine, la FAGE organise une campagne
consacrée à la Santé Affective et Sexuelle. Diverses thématiques sont
abordées : bien-être, consentement, IST, contraception… La campagne est
conçue pour aider les jeunes à se saisir du sujet, en leur fournissant des clés
de compréhension et des outils à mobiliser.

La Santé Affective et Sexuelle
L’OMS définit la santé sexuelle comme “un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité. Elle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence.”
L’ajout du mot « affectif » permet d’insister sur le fait que la santé sexuelle ne se limite pas aux relations sexuelles proprement dites, mais inclut l’affectivité, la bienveillance et l’intégrité de soi et de l’autre/des autres, le droit au plaisir, à l’intimité et à la reproduction ou non.
Les IST, qu’est-ce que c’est ?
Les IST sont des Infections Sexuellement
Transmissibles, causées par des virus, des parasites ou des bactéries, qui
peuvent se transmettre d’une personne à l’autre. Elles se transmettent lors de
rapport anal, vaginal, orogénital (autrement dit lors d’un contact d’une partie
génitale et de la bouche). Elles peuvent également se transmettre par
exposition d’une personne à du sang contaminé (exemple : partage de seringue
lors de consommation de drogues) ou dans le cas d’une transmission
parent-enfant (plus fréquent dans le cas d’une grossesse non suivie, et sans
traitement adapté). Enfin,
l’utilisation d’objets sexuels peut être un vecteur de transmission.
La jeunesse, première concernée par les IST
Les chiffres de Santé Publique France montrent
l’importance de lutter contre les IST ; les cas de chlamydiae, de gonocoque et de
syphilis augmentent d’année en année. Les jeunes en particulier représentent la
population la plus touchée par les IST, avec, par exemple, une proportion d’infection
à la chlamydiae bien supérieure au reste de la population.
Prévenir et guérir : les gestes à connaître
Toutes les méthodes de
contraception ne préservent pas des IST ; mais le préservatif, interne
ou externe reste un moyen simple de les éviter pour soi et pour ses
partenaires.Le
dépistage régulierdes IST est également important, que ce soit
lorsqu’on a plusieurs partenaires ou lorsqu’on souhaite arrêter le préservatif
avec un nouveau partenaire régulier.
Les IST peuvent être traitées par différents moyens. Pour certaines, (gonocoques, syphilis, chlamydiae…) les antibiotiques sont efficaces. D’autres peuvent être prévenues par la vaccination, comme l’hépatite A ou B. Il existe aussi un vaccin contre le papillomavirus ou HPV (human papillo-mavirus). Il concerne tout jeune.
Si la plupart des IST se soignent
facilement, les traiter reste capital car elles peuvent affecter lourdement la
santé des personnes touchées.
En cas de découverte d’une
infection, il convient de :
– Prendre les traitements prescrits et les suivre jusqu’au bout
– Prévenir son ou ses partenaire(s) afin qu’il(s) ou elle(s) puisse(nt) également se faire dépister et traiter le cas échéant.
La contraception : comment, pour qui ?
Il existe une large variété de méthodes
contraceptives, et toutes ne sont pas adaptées à chaque style de vie.
Pour
vous informer sur les différents moyens de contraception, vous pouvez consulter
Le livret Mon Contrat’ception de la FAGE.

De même, tous les contraceptifs n’ont pas la
même efficacité. Pour les comparer, on peut utiliser l’indice de Pearl, qui
vise à mesurer la fiabilité des méthodes contraceptives utilisées de façon
optimale.
Renseignez-vous sur le site Efficacité des moyens contraceptifs | ameli.fr | Assuréet prenez connaissance de l’indice de Pearl
pour vous aider dans votre choix.
TouTEs les partenaires, quel que soit leur
sexe, doivent être incluEs dans les discussions autour de la contraception, et
sa prise en charge si possible.
Sensibiliser à la santé affective et sexuelle : les assos étudiantes peuvent agir !
Cela
a été prouvé maintes fois : la sensibilisation par les pairs est l’approche la
plus efficace pour faire passer un message de prévention !
Les
associations étudiantes ont donc un rôle à jouer pour informer, lever les
tabous et favoriser le dialogue entre jeunes.
Forum
santé, ciné-débat, animation de jeux ludo-pédagogiques, mise à disposition
d’outils de prévention… de multiples formats d’actions sont possibles ! La
FAGE met à disposition divers outils que vous pouvez retrouver sur cette page :
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