Une décision tardive qui va dans le sens des revendications de la FAGE
Le 4 juillet, la direction du CNOUS a
annoncé au sein de son conseil d’administration, le report du vote concernant
le prix du ticket RU.
Deux semaines plus tard, le
Premier Ministre Jean Castex annonce un plan pour la Jeunesse ainsi qu’une
série de mesures ayant pour objectif de limiter les difficultés que peuvent
rencontrer les jeunes et en particulier en cette rentrée toute particulière.
Nombreux sont les impératifs :
favoriser l’embauche par la réduction du coût du travail pour les jeunes de
moins de 25 ans, permettre à celles et ceux ayant peu de qualifications
universitaires de s’insérer sur le marché de l’emploi via la création de
300 000 contrats d’insertion ainsi que 100 000 contrats de
volontariat en service civique, lancement du plan Jeunesse, etc. Celui que
nous mettons en avant dans cet article est la baisse des tarifs en restauration
universitaire pour les étudiants boursiers, passant de 3.30€ à 1€.
Tous les boursiers seront concernés, y compris ceux inscrits dans des
formations sanitaires et sociales bénéficiaires des bourses de formations
sanitaires et sociales.
Une vigilance sur la mise en place de cette baisse
Cette baisse du ticket RU va dans le
sens des revendications de la FAGE et de ses élu.es qui, depuis plusieurs mois, sonnent l’alarme sur
une explosion de la précarité étudiante depuis le début de la crise sanitaire !
Il est maintenant essentiel d’aller
aider les non-boursier.e.s dans le besoin, sur le volet de la restauration notamment. De plus,
l’urgence est plus profonde : il est plus que nécessaire de mettre en place
une réforme du système de bourses sur critères sociaux afin de constituer un
filet de sécurité suffisant pour que celles et ceux que nous représentons
puissent étudier sans être en situation de précarité.
Bien entendu, nous restons extrêmement attentifs
sur cette mesure et nous ferons en sorte que cela ne se répercute pas sur
les non-boursier.e.s ou autres services du CROUS tel que le prix des logements
en résidence universitaire, qu’elle soit accompagnée d’un financement à la
hauteur des ambitions et qu’il n’y ait pas d’incohérence dans sa mise en place
(Que les bénéficiaires des ASAA ou ASAP en soient exclus par exemple).