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À la FAGE, il existe une place pour chacun·e. Quelque soit ton profil, tu peux t'investir, te former et contribuer à construire une société plus juste et plus solidaire.

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8 projets
d'innovation sociale

Des projets pour transformer
le quotidien étudiant

Le Service National Universel : Le symptôme du manque d’ambition politique et de considération à l’égard des jeunes

C’est aujourd’hui sans concertation avec les
jeunes, les principaux concernés par ce projet, que le gouvernement avance à
coup de rapport et de groupes de travail sur le service national universel
(SNU). Ce défaut de dialogue social est symptomatique d’un manque de
considération des corps intermédiaires pourtant essentiel dans une démocratie
sociale et révélateur d’un certain snobisme à l’égard des jeunes.

Avec le SNU, promesse de campagne du
Président de la République, le gouvernement espère pouvoir « remettre la
jeunesse dans le droit chemin » et faire ainsi planer au-dessus de nos têtes,
telle une épée de Damoclès, le spectre du non regretté service militaire
abandonné en 1997 par Jacques Chirac.

Rappelons tout de même que ce même service
militaire, dont on peut totalement saisir le lien de paternité qu’il a avec le
probable futur SNU proposé par le gouvernement, a été abandonné suite à une
opposition forte de la jeunesse, pour des raisons budgétaires, et pour
l’absence de plus-value sociale et sociétale.

Le SNU ne serait pas finalement une manière
détournée de remettre en place un dispositif du « vieux monde » pourtant
souvent critiqué par l’exécutif ? Les dernières annonces, suite à la
remise du rapport par le groupe de travail en charge de ce sujet à l’Élysée,
pointent la question d’un service obligatoire d’un mois en internat.

Toutes les organisations de jeunesse
s’accordent à dénoncer cet acte manqué, cette « fausse bonne idée » qui se
donne pour objectif de créer plus de mixité et d’offrir à la jeunesse une
expérience d’émancipation citoyenne. Si ces objectifs sont partagés par la
FAGE, la méthode et la cible sont une erreur car c’est au sein de l’École
Républicaine qu’ils doivent se concrétiser. Et que dire du volontariat en
service civique (VSC), dispositif plébiscité par la jeunesse, qui a fait ses
preuves depuis plusieurs années. Quelle articulation et quelle cohérence avec
le SNU? Le VSC ne risque-t-il pas d’être sacrifié sur l’autel d’un caractère
obligatoire et coercitif qui nie la dimension exclusivement volontaire de
l’engagement sincère et émancipateur ? La création d’un SNU est contradictoire
avec l’objectif d’universalisation du volontariat en service civique chère à la
FAGE.

Lire aussi | Étude du CESE : Pour un Service Civique, volontaire, universel et indemnisé !

Le projet européen était au cœur du projet
du Président de la République, pourtant il est inexistant dans le projet de
SNU. La création d’un « Erasmus Universel » qui permettrait à chaque jeune,
élève, étudiant ou encore chômeur de prendre part à une mobilité européenne
tout en y portant un projet émancipateur répond pourtant de ces mêmes
objectifs. L’absence de dialogue civil et social sur ce projet gouvernemental
occulte ces alternatives auxquelles la jeunesse aspire réellement.

Autre point noir du projet : le coût ! La
fourchette basse annonce un coût exorbitant de 3 milliards d’euros.

Depuis de nombreuses années, les universités
souffrent d’un manque criant de ressources financières pour faire face à
l’afflux toujours plus massif d’étudiants désireux d’étudier, d’accéder au
savoir critique, à la qualification et de s’insérer socialement et
professionnellement dans notre société. Il est tout de même important de
rappeler que le premier vecteur d’émancipation des jeunes passe par leur accès
à l’emploi et l’amélioration de leur insertion sociale et professionnelle, dont
la formation et la qualification sont des facteurs déterminants.

Le manque de moyens dans l’enseignement
supérieur entérine une sélection par manque de places. Si de nombreux efforts
ont été faits dans le cadre du Plan Etudiants au travers de l’investissement de
la FAGE dans une négociation intransigeante et constructive, les financements
apportés ne sont aujourd’hui pas à la hauteur. Comment le gouvernement
explique-t-il ici qu’il faut restreindre les finances publiques alors qu’il y a
un enjeu social et économique essentiel pour notre Pays d’y investir un
milliard d’euros supplémentaires par an ? Comment justifier de ce choix
politique d’investir au minimum 3 milliards d’euros par an dans un dispositif
que la jeunesse ne souhaite pas et dont l’efficacité et loin d’être avérée ?
C’est un contresens lourd de conséquences et la FAGE ne tolérera pas que l’on
sacrifie le budget de l’enseignement supérieur au profit de l’encasernement de
la jeunesse.

Lire aussi | Parcours d’accompagnement personnalisés : La FAGE obtient des financements supplémentaires !

En bref, la FAGE demande :

  • L’ouverture d’une concertation des
    organisations de jeunesse dans les plus brefs délais, ce projet ne saurait voir
    le jour sans une contribution active des jeunes eux-mêmes.
  • Un investissement massif dans l’enseignement
    supérieur et la recherche à hauteur d’un milliard d’euros par ans sur le
    quinquennat

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