Dans ce nouvel article, intéressons-nous aux effets du marketing du tabac sur les différentes dépendances des consommateurs. Il est connu du grand public que l’industrie du tabac pèse des milliards. Et il est aussi avéré que cette industrie n’hésite pas à user de diverses stratégies plus ou moins louables pour augmenter son chiffre d’affaires en leurrant sa clientèle sur les risques auxquels elle l’expose.
Marketing et publicité dans l’industrie du tabac
Depuis plusieurs décennies, l’industrie du tabac s’efforce de modifier la composition des cigarettes, et donc de jouer sur les substances qu’elles contiennent, de manière à les rendre moins nocives pour la santé, espérant ainsi redorer une image progressivement ternie. En effet, face l’information diffusée auprès des consommateurs sur les risques du tabagisme, les décideurs n’ont eu pas eu d’autres choix que de réagir.
Ils ont donc commencé par lancer sur le marché les cigarettes décrites comme « light » et « mild » (dénominations interdites aujourd’hui) et par créer de nouveaux filtres censés donner au consommateur l’illusion d’une protection.
Ainsi les différents lobbys faisaient l’effort de prendre en compte la santé du consommateur. Or ces cigarettes, avec une teneur en goudron et en nicotine réduite, n’avaient qu’une incidence minime sur la réduction des risques pour la santé.
Persuadés de leur nocivité moindre, les consommatrices et consommateurs les ont très vite adoptées, augmentant parallèlement leur consommation ou inhalant plus profondément, s’exposant de fait au même danger, voire pire, qu’avec leur cigarette habituelle. Les autorités sanitaires n’ont pas immédiatement remarqué ces changements de comportement.
Ces nouveaux produits, soi-disant moins nocives, ont plutôt contribué à saper les efforts en matière de prévention et de promotion d’une vie sans tabac. Il se peut même, que dans certains cas, ils aient contribué à une hausse du taux de mortalité : leurs adeptes, convaincus de consommer un produit moins nocif, ont continué à fumer au lieu d’arrêter.
Au cours de ces dernières années, l’industrie du tabac a misé sur la fibre écologiste de tout un segment d’une clientèle plutôt jeune et engagée : en créant des emballages de cigarettes soi-disant respectueux de l’environnement, elle est parvenue à lui faire intégrer l’idée, qu’en fumant ces cigarettes « bio », elle fait quelque chose «de bien».
La consommation de tabac entraîne différents types de dépendances
L’industrie du tabac, en jouant sur l’aspect marketing, tend à maintenir le tabagisme dans les pays occidentaux, et donc à entretenir la dépendance de sa clientèle pour ce produit. Il semble important de préciser à ce stade que le fumeur est souvent le « jouet » de trois types de dépendance :
La dépendance physique
Elle est due à la nicotine contenue dans la fumée du tabac qui parvient au cerveau en 7 secondes. La nicotine quittant l’organisme pour moitié toutes les 2 heures, un manque envahit alors le fumeur, qui le pousse automatiquement à allumer une cigarette pour se recharger, et retrouver la situation de bien être perdue. Ce manque, et les effets qu’ils procurent, sont les premières causes de difficultés et / ou d’échec pour arrêter de fumer. Il faut les surmonter pour espérer vaincre les autres formes de dépendance.
Le besoin « rituel de fumer » ou dépendance gestuelle et psycho-comportementale
L’envie de fumer, différente du besoin au départ, est toujours associé à des circonstances, des personnes et / ou des lieux qui suscitent l’envie automatique de fumer. Par exemple, ce rituel peut être lié à des moments précis de la journée : au moment de sortir de chez soi, de prendre le volant, sur le quai de la gare, pendant ou après le café ou le repas, à l’occasion des pauses…
A force de répétition, cette dépendance s’inscrit dans le cerveau, et génère l’envie de fumer qui se transforme alors en besoin.
L’attachement ou l’agrippement compulsif à la cigarette ou à la e-cigarette
Pour le fumeur, la cigarette est souvent une béquille ou une prothèse sur laquelle il lui faut s’appuyer pour des raisons qu’il peut ne pas dominer, ne pas comprendre, et qu’il aura même du mal à admettre une fois qu’elles lui seront révélés, au terme d’un travail sur lui-même. Il s’agit d’une dépendance affective violente, d’un attachement à cet objet transitionnel qu’est la cigarette classique ou électronique. Cet objet permet au fumeur de se rassurer, d’éprouver bien-être et plaisir, de gérer stress et anxiété, de surmonter ses émotions, de se stimuler, de se concentrer, etc.
Les bénéfices à l’arrêt
Moi(s) sans tabac en quelques mots …
Moi(s) sans tabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant un mois avec le soutien de leurs proches.
Au-delà, les chances d’arrêter définitivement sont multipliées par 5. Alors en novembre, on arrête ensemble.
Le « Moi(s) sans tabac », c’est :
- Une communauté : #MoisSansTabac http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/Portraits
- La page facebook de Tabac Info Service
- Des évènements partout en France : http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/Evenements
- Un kit d’outils pratiques et gratuits : http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/inscription
- Une appli « Tabac info service », à télécharger gratuitement
Le rôle des associations étudiantes dans le Moi(s) sans tabac : mettre en place des actions
- rendez-vous sur la page du site internet de la page : http://www.fage.org/innovation-sociale/campagnes-prevention/enfumage-acteur-prevention-tabac/ et https://mois–sans–tabac.tabac-info-service.fr
- télécharger le kit de mobilisation de la FAGE : http://www.fage.org/ressources/documents/2/2209,kit-de-mobilisation-tabac_novembre-.pdf
- Commander les outils de la FAGE : http://www.fage.org/innovation-sociale/campagnes-prevention/enfumage-acteur-prevention-tabac/commande-enfumage.htm
- Contacter nous pour toute question : prevention@fage.org ou 01 40 33 70 70
Télécharger — Dossier de presse_Moi(s) sans tabac_novembre 2016