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Positions
en santé

Santé étudiante : prévention, bien-être et accès aux soins

Près d’un jeune sur quatre a déjà renoncé à se soigner pour des raisons financières (OVE, 2025). Il est nécessaire de rappeler que l’accès aux soins étudiants n’est pas un luxe, mais au contraire une condition sine qua non du bien-être étudiant.

Face à ce constat, la FAGE défend la vision d’un système de santé accessible à touTEs, même aux plus précaires. La réforme des Services de santé étudiante, engagée en 2023, avait pour ambition de répondre aux enjeux d’accès aux soins et de bien-être étudiant. Elle n’a que très partiellement répondu aux attentes de la FAGE en la matière.

Aussi, la FAGE milite pour la mise en place effective de la réforme des SSE, avec un financement plus conséquent et la garantie effective d’un accès géographique à ces services par le développement de conventionnements, de services mobiles et de la télésanté. Chaque étudiantE doit pouvoir accéder facilement et à moindre coût à des soins de qualité : la santé ne devrait jamais être la chasse gardée des plus aiséEs.

Santé mentale et bien-être dans l’engagement étudiant

En mai 2021, selon une enquête menée par la FAGE avec IPSOS, plus d’1 jeune sur 4 déclarait avoir eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise sanitaire, et ce chiffre atteignait 31 % chez les étudiantEs. La santé mentale est un enjeu de santé publique actuel et urgent. Cet enjeu est souvent relégué au second plan, derrière une vision de la bonne santé uniquement physique, et s’y atteler nécessite de lever tout tabou autour de la santé mentale.

Les conditions d’études et de vie des étudiantEs sont des déterminants essentiels de leur santé mentale, dans un contexte où le système curatif de prise en charge thérapeutique en France ne permet pas de répondre aux attentes des étudiantEs. La FAGE met donc en avant la nécessité d’inclure la prévention en santé mentale tant dans les projets territoriaux de santé mentale que dans les contrats locaux de santé, et d’en faire une priorité.

Le mal-être mental des étudiantEs n’est plus à prouver, et il est temps d’agir pour que cela change. C’est pourquoi la FAGE demande la mise en place de mesures concrètes, efficaces et urgentes.

en bref, la fage demande :

  • Inclure les Services de Santé Étudiante (SSE) et, le cas échéant, les Bureaux d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU) dans la construction des projets territoriaux de santé mentale, accompagnée d’une augmentation du nombre de psychologues afin de correspondre aux recommandations internationales, soit 1 psychologue pour 1 500 étudiantEs ;
  • Faire évoluer le dispositif Santé Psy Étudiant, en améliorant sa visibilité, en augmentant le nombre de consultations afin de répondre aux besoins des étudiantEs et en revalorisant les professionnelLEs impliquéEs afin d’augmenter leur nombre au sein du dispositif ;
  • Organiser des campagnes de sensibilisation régulières, en présentiel et en ligne, sur la santé mentale afin de réduire la stigmatisation et d’encourager les étudiantEs à chercher de l’aide dès les premiers signes de mal-être.

 

Pour mieux comprendre les constats, les enjeux et les solutions portées par la FAGE en matière de santé mentale, consulte sa contribution dédiée « Santé mentale ».

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Renforcer la prévention et réduire les conduites à risque

Face à une qualité de vie des jeunes qui ne fait qu’empirer, les conduites addictives chez elles et eux constituent un enjeu de santé publique majeur, trop longtemps appréhendé sous le seul prisme de la répression et de la morale malgré l’inefficacité de cette approche. Pourtant, elles impactent toutes les sphères de la vie : la santé physique et mentale, les relations sociales, la réussite académique et professionnelle. 

Chaque jour, les facteurs de vulnérabilité s’accumulent pour les jeunes : 1 étudiantE sur 4 souffre de dépression, 48% lient leur consommation à un stress durable, et la précarité croissante fragilise davantage les plus exposéEs. Dans une période de vie marquée par des transitions multiples : entrée dans l’enseignement supérieur, éloignement familial, pression académique.  

En conséquence, les 18-25 ans sont les plus exposéEs : 46,3% d’entre elles et eux ont expérimenté le cannabis en 2023, et les usages de cocaïne, ecstasy et opioïdes sont en hausse sur cette tranche d’âge. L’alcool reste la première cause évitable de mortalité des 15-30 ans. 

Les addictions ne se limitent pas aux drogues illicites. Elles concernent l’alcool, le tabac, les nouveaux produits nicotinés souvent dans l’indifférence des politiques publiques et sous l’influence d’industries dont le modèle économique repose sur la dépendance. 

La FAGE défend notamment une prévention universelle dès le plus jeune âge, un renforcement du budget alloué à celle-ci, et une régulation ambitieuse du marketing des lobbing addictifs. 

Retrouve prochainement toutes les propositions de la FAGE dans notre contribution « Changer de regard pour une lutte efficiente et sociale contre les addictions ». 

notre contribution à venir

éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle

La vie affective, relationnelle et sexuelle (VARS) recouvre le bien-être physique, émotionnel, mental et social lié à la sexualité, mais aussi les relations à soi et aux autres. L’éducation à cette VARS joue un rôle essentiel pour favoriser le respect, le consentement et des relations saines.

L’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) est inscrite dans le programme scolaire à hauteur de 3 séances par an et par niveau, dès le plus jeune âge. Dans les faits, seuls 20% des collégienNEs et 15% des lycéenNEs ont pu suivre ces séances.

Elle englobe également de nombreux enjeux de santé et de droits : prévention des IST, contraception, menstruations, accès à l’IVG, lutte contre les violences sexistes et sexuelles et les discriminations, notamment envers les personnes LGBTQIAP+. 

L’EVARS est essentielle pour lever les tabous, favoriser les échanges et lutter contre les discriminations liées au genre et à la sexualité. D’autant plus lorsque plus de 42 % des jeunes (12-25 ans) n’ont pas parlé ou ne projettent pas de parler de sexualité avec leurs parents, ou que plus d’1 adolescente sur 3 a honte d’avoir ses règles, et 35 % déclarent qu’elles ou une de leurs proches ont déjà subi des moqueries ou humiliations en milieu scolaire.

Pour la FAGE, l’EVARS doit être accessible à touTEs et se poursuivre tout au long du parcours des jeunes, y compris dans l’enseignement supérieur. Elle défend notamment le renforcement des actions de prévention, des Services de Santé Étudiante et des associations étudiantes, ainsi qu’un meilleur accès à la santé sexuelle.

EN BREF, la fage demande :

  • L’application des dispositions légales concernant l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle  ;

  • La gratuité des protections menstruelles pour toutes les personnes menstruées ;

  • La sensibilisation de l’ensemble des étudiantEs sur la question des discriminations, des violences sexistes et sexuelles et du consentement, lors des rentrées universitaires par une organisation extérieure experte, par le biais de temps de formation obligatoires.

Pour approfondir ces enjeux et découvrir les propositions de la FAGE, demandez sa contribution « Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle ».

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Réforme d’entrée dans les études de santé (REES)

L’entrée dans les études de santé a considérablement évolué au cours des dernières décennies, portée par des réformes successives qui n’ont eu de cesse de chercher, sans trouver encore, un équilibre entre sélection, formation et bien-être étudiant. De la PACES au PASS/LAS, ces modalités d’entrée, très médiatisées et politisées, cristallisent des enjeux à la fois pédagogiques, sociaux et de santé publique, et continuent aujourd’hui de soulever de nombreuses questions.

Le système PASS/LAS, mis en place à la rentrée 2020 pour succéder à la PACES, devait répondre à des constats alarmants : un mal-être étudiant profond, un accès à ces filières trop peu lisible et une absence criante de diversification des profils des futurEs soignantEs. Si ce modèle a permis certaines avancées, notamment en limitant le gâchis humain propre à la PACES, il n’a pas atteint les objectifs louables qui lui avaient été fixés. Six ans après sa mise en œuvre, les mêmes difficultés persistent : une année d’entrée toujours illisible, un stress considérable chez les lycéenNEs, une application très hétérogène selon les universités et un état de santé mentale des étudiantEs qui reste préoccupant.

C’est fort de ce constat, partagé aussi bien par les fédérations étudiantes MMOPK, l’ANEMF pour les étudiantEs en médecine, l’ANEPF pour les étudiantEs en pharmacie, l’ANESF pour les étudiantEs sages-femmes, la FNEK pour les étudiantEs en kinésithérapie et l’UNECD pour les étudiantEs en odontologie, que par la Cour des comptes, qu’une évolution de la réforme est demandée par ces fédérations et la FAGE depuis 2022.

Les fédérations étudiantes MMOPK, la FAGE et leur réseau resteront vigilantEs quant à l’application de la réforme Licence Portail Santé d’ici à la rentrée 2027.

En bref, la fage demande :

  • Une première année unique et commune aux cinq filières MMOPK (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie et kinésithérapie) ;
  • Faire de la première année d’entrée dans les études de santé une réelle année de formation et d’orientation, et non seulement de sélection ;
  • Mettre fin au gâchis humain de cette première année, en garantissant un processus de marche en avant et en facilitant la réorientation ;
  • Une première année garante de la réussite et du bien-être des étudiantEs, ainsi que de la diversification des profils s’engageant dans des études de santé.

 

Retrouvez toutes les propositions de la FAGE dans notre contribution « Licence Santé», partagée avec l’ANEMF, ANEPF, ANESF, la FNEK et l’UNECD.

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