Urgence
écologique
Garantir le droit au logement étudiant, incluant des critères de durabilité
En 2017, d’après le Commissariat Général au Développement Durable, le secteur résidentiel-tertiaire représentait 20 % du total national des émissions de gaz à effet de serre. Dans un contexte de précarité étudiante quasi-généralisée, une problématique se pose : comment concilier sobriété énergétique et avancée sociale étudiante en agissant pour le logement étudiant ?
L’aspect écologique du logement étudiant doit s’articuler autour de deux réflexions : comment réduire l’impact environnemental de l’habitat ? Et comment le rendre résilient ? C’est-à-dire comment assurer aux étudiantEs que leur logement les protège de l’amplification des crises environnementales.
Dans ce contexte, les mesures prises doivent s’adapter aux spécificités sociales et environnementales de chaque territoire. Les territoires ultra-marins sont particulièrement vulnérables et des moyens supplémentaires doivent leur être attribués.
en bref, la fage demande :
- La construction de nouvelles résidences CROUS doit être réalisées dans des quartiers où les seuils de pollution atmosphérique recommandés par l’OMS sont respectés, et les bâtiments construits doivent revêtir un DPE A.
- Le rétablissement de la mesure sur le Zéro Artificialisation Net, tel qu’il avait été défini dans la loi n°2023-630 du 20 juillet 2023.
- La prise en compte des enjeux climatiques et environnementaux dans les politiques d’urbanisme : création d’îlots de fraîcheur, végétalisation des villes, couloirs de biodiversité …
Retrouvez l’analyse et les propositions de la FAGE pour construire des réponses durables et « Garantir le droit au logement étudiant, fondement de l’égalité et de l’émancipation de touTEs » dans sa contribution dédiée.
Agir autour de la transition alimentaire
L’alimentation apparaît comme un marqueur fort d’inégalités sociales. La notion de précarité alimentaire renvoie à la définition de l’insécurité alimentaire : un accès restreint, inadéquat ou incertain à des produits sains et nutritifs, et dont la faim est la conséquence ultime mais non systématique.
Dans ce contexte, les associations étudiantes du réseau de la FAGE s’engagent dans la lutte contre la précarité alimentaire via différentes formes d’actions d’innovation sociale de terrain (AGORAé, distributions alimentaires, petits déjeuners sur les campus). Mais il paraît nécessaire de questionner le modèle alimentaire afin de le rendre accessible, sain et éco-responsable.
La transition alimentaire, qui vise à faire évoluer nos systèmes de production, de distribution et de consommation vers des pratiques plus durables, équitables et locales, apparaît alors comme une réponse structurante aux problématiques d’accès à une alimentation de qualité. Elle permet de lier justice sociale, enjeux environnementaux et droit à l’alimentation pour toutes et tous, en plaçant les besoins des populations les plus vulnérables, notamment les étudiantEs précaires, au cœur de la transformation du système alimentaire.
En bref, la fage demande :
- Le développement de la sécurité sociale de l’alimentation, en respectant les principes d’universalité, un financement basé sur la cotisation sociale et accompagnement social supplémentaires pour les bénéficiaires ;
- Mieux financer les achats en circuit court des associations d’aide alimentaire et leurs actions participatives coordonnées avec des agriculteurICEs ;
- Un réel suivi et cadrage des structures pour la mise en place de la loi EGALIM.
Pour aller plus loin sur les enjeux d’une alimentation accessible, durable et de qualité pour touTEs les étudiantEs, retrouvez les propositions de la FAGE dans sa contribution « Répondre durablement au défi d’une restauration sociale et accessible à touTEs les étudiantEs ».
Œuvrer pour la transformation de l’enseignement supérieur
Depuis plusieurs années, la FAGE s’engage, tant dans les instances que sur le terrain, pour impulser une transformation profonde du modèle de l’enseignement supérieur et de la recherche, à la hauteur des urgences écologiques, sociales et démocratiques actuelles. Les acteurRICEs de l’enseignement supérieur ont un rôle essentiel à jouer en mettant en œuvre des mesures systémiques qui permettent à la fois l’adaptation de nos sociétés et la préparation des générations futures à ces défis.
Les universités, en tant que lieux d’innovation, d’éducation et de recherche, sont des leviers puissants de cette transition. Et les campus, microcosmes de la société, constituent des espaces privilégiés pour expérimenter des pratiques durables, mais aussi pour sensibiliser les étudiantEs aux enjeux de la transition écologique, à travers des approches transversales.
Des dispositifs participatifs comme les conventions citoyennes étudiantes illustrent cette dynamique en impliquant directement les étudiantEs dans les réflexions et décisions qui orientent l’avenir. Ainsi, les universités ne doivent plus se limiter à transmettre des savoirs : elles deviennent des actrices engagées de la transformation sociale et environnementale, en co-construisant une formation au service d’un avenir plus juste et soutenable.
en bref, la fage demande :
- Le financement de la transition énergétique des universités, notamment pour mieux isoler les bâtiments, changer les systèmes de chauffage, l’utilisation de matériaux de construction durables…
- La mise en place d’une stratégie de lutte contre les îlots de chaleur, et de préservation de la biodiversité sur les campus ;
- Une intégration de la transition écologique dans 100% des formations de manière transversale avec des méthodes pédagogiques varié (sortie de terrain, travaux dirigés, …).
Retrouvez toutes les propositions de la FAGE dans sa contribution « L’Enseignement Supérieur et la Recherche à la hauteur de l’urgence climatique».
Développer un réseau des œuvres plus respectueux des enjeux environnementaux
Les 26 Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) et les structures qui leur sont associées ont un poids considérable sur l’environnement, à la fois par leurs activités mais surtout par les proportions de celles-ci. Avec plus de 175 000 logements CROUS et 801 points de vente alimentaire, l’impact des actions mises en place par les CROUS serait particulièrement important.
Les choix opérés en matière d’alimentation, d’énergie, de mobilité ou de gestion des déchets ont donc un effet direct sur les trajectoires écologiques de l’enseignement supérieur. Conscients de cette responsabilité, nous avons élaboré en 2023 un plaidoyer appelant à une mobilisation ambitieuse et systémique des CROUS face aux enjeux environnementaux, afin qu’ils deviennent des acteurs moteurs de la transformation écologique et sociale du cadre de vie étudiant.
en bref, la fage demande :
- Un meilleur financement des CROUS fléché sur la transition écologique de la part de l’État ;
- La végétalisation des menus avec un taux de production de 50% et une offre végétarienne nutritionnellement équilibrée chaque jour ;
- La systématisation des affichages informant les étudiantEs de l’impact environnementale des produits alimentaires proposés et le respect du cadrage de la loi EGalim par les différents sites de restauration collective.
Retrouvez toutes les propositions de la FAGE dans sa contribution « Transition écologique, les dernières propositions pour la transformation du réseau».
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