plaidoyer
lutte contre les discriminations
Inclusion des personnes en situation de handicap
L’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’enseignement supérieur et la recherche est un enjeu majeur aujourd’hui dont la FAGE se saisit pleinement, en collaboration avec 100% Handinamique. Le constat est clair : malgré un cadre législatif relativement développé et des avancées ces dernières années, l’égalité d’accès et de réussite reste encore loin d’être effective. Les étudiantEs en situation de handicap rencontrent des obstacles tout au long de leur parcours, de l’orientation au lycée jusqu’à l’insertion professionnelle, en passant par la formation et la vie étudiante.
La FAGE défend ainsi une approche plus globale du handicap, qui ne se limite pas aux seuls aménagements individuels. Elle appelle à renforcer les services handicap, à simplifier l’accès aux droits et à mieux accompagner les étudiantEs dans leurs parcours par la formation des équipes pédagogiques. Par ailleurs, une attention particulière doit être portée aux stages, à l’alternance, au master et au doctorat, afin d’éviter les ruptures de parcours.
Enfin, il est nécessaire que les politiques handicap soient davantage pilotées, financées et évaluées dans les établissements. L’objectif est donc de construire un enseignement supérieur réellement accessible, inclusif et capable de garantir à chaque étudiantE les mêmes possibilités de réussite.
en bref, la fage demande :
Le développement d’un guichet unique d’aides sociales à travers le Dossier Social Etudiant (DSE) présent sur le site MesServices.Etudiant, répertoriant notamment les aides sociales garantissant un accès à l’ESR adapté et inclusif ;
- Donner aux services handicap les moyens humains et financiers nécessaires pour étendre leurs missions sur toute la vie étudiante ;
- Le respect par chaque établissement d’enseignement supérieur de la réglementation en vigueur en co-construisant un schéma directeur ambitieux et en le rendant public ;
Le développement de l’accessibilité des dispositifs d’information et d’adaptation aux différents handicaps, des campus et des résidences. L’accessibilité des supports, des infrastructures, des examens et des dispositifs numériques constitue également un enjeu majeur ;
Pour aller plus loin sur ce sujet, découvre l’ensemble des propositions portées par la FAGE dans sa contribution dédiée « Enseignement supérieur et recherche : Vers une inclusion des personnes en situation de handicap ».
Lutte contre les racismes, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations liées à l’origine, et défense de la laïcité
Lutter contre les racismes, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations liées à l’origine dans l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que réaffirmer le principe de laïcité face à ses déformations actuelles, sont des enjeux majeurs pour la jeunesse. Cela part du constat que l’université est touchée par ces discriminations : selon l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), en 2020, parmi les étudiantEs déclarant avoir été moins bien traitéEs que leurs camarades, 23 % attribuent ce traitement différencié à leur(s) origine(s) ou leur(s) nationalité(s), 12 % à leur couleur de peau et 7 % à leur religion.
Les actes et propos racistes, islamophobes et antisémites sont en hausse et peuvent prendre des formes très diverses, du harcèlement aux violences. La contribution souligne également les inégalités qui persistent dans l’accès aux formations, aux diplômes et à l’insertion professionnelle. Des dispositifs existent pourtant dans les établissements, notamment les référentEs racisme-antisémitisme et les structures de signalement. Cependant, ces dispositifs restent encore trop peu connus, utilisés et dotés en moyens humains et financiers. La peur des représailles et le manque de confiance dans les réponses institutionnelles contribuent également au faible nombre de signalements. La contribution appelle donc à renforcer la prévention, la sensibilisation et la formation au sein des établissements. Elle défend aussi une meilleure prise en charge des signalements et une application plus cohérente des sanctions.
Enfin, le concept de laïcité est régulièrement instrumentalisé par les extrêmes droites, qui l’assimilent à l’interdiction d’exprimer une appartenance religieuse plutôt qu’à son principe réel, visant justement à ce que l’État se place en garant de la liberté de conscience et de culte de chacunE. Pour lutter contre toutes les formes de discriminations et pour davantage d’inclusivité dans nos universités et notre société, la FAGE défend la réaffirmation du principe de laïcité.
En bref, la fage demande :
La réalisation d’un plan national de lutte contre les racismes, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations liées à l’origine dédié spécialement à l’Enseignement Supérieur et la Recherche, associé à des financements pérennes dans les SCSP en conséquence ;
L’inscription de la lutte contre les discriminations, et notamment les racismes, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations liées à l’origine dans les schémas directeurs de la vie étudiante de chaque Université ;
La nomination effective d’unE référentE laïcité dans chaque établissement d’enseignement supérieur, disctinctE de la personne chargée de la lutte contre les racismes, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations liées à l’origine afin d’éviter une confusion des missions et une gestion partielle de certaines ;
Le développement d’enquêtes sur l’expérience des discriminations dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Pour mieux comprendre les constats à l’origine de des propositions de la FAGE, consulte sa contribution complète « Agir contre les racismes, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations liées à l’origine et réaffirmer le principe de laïcité dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche « .
Lutte contre les discriminations et les violences
41 % des jeunes de 18 à 30 ans ont subi au moins deux discriminations au cours des cinq dernières années, selon la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA). En avril 2023, l’Observatoire étudiant des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur dénonce dans son baromètre qu’1 étudiantE sur 10 déclare avoir été victime de violence sexuelle depuis son arrivée dans l’enseignement supérieur, et qu’1 étudiantE sur 20 a été victime de harcèlement sexuel.
Ces constats sont alarmants : les discriminations et les violences associées sont omniprésentes au sein de notre société et donc dans l’ESR. La FAGE est engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre les discriminations et les violences associées, autant à travers l’éducation populaire, par son réseau et ses formations « Personnes de Confiance », que par le portage de positions sociétales antiracistes, féministes et contre toutes les formes de discriminations. La FAGE et ses éluEs œuvrent chaque jour pour des universités et une vie étudiante les plus inclusives possible, afin de viser aussi une société plus ouverte et une tolérance zéro face aux discriminations. C’est pourquoi le plaidoyer de la FAGE appelle à des mesures ambitieuses et uniformes pour faire de l’enseignement supérieur un véritable acteur de la lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations.
En bref, la FAGE demande :
- La mise en place effective de l’ensemble des axes et propositions du Plan national de lutte contre les VSS dans l’ESR du MESR, avec les moyens humains et financiers adéquats ainsi qu’un suivi du bon déploiement des mesures ;
- Le déploiement de dispositifs de signalement sécurisés et réellement anonymes dans chaque établissement, et, lorsque cela est possible, externalisés, ainsi qu’une communication physique et numérique accessible et renforcée sur les dispositifs existants ;
- La mise en place d’un véritable schéma national applicable aux établissements, comprenant des postes et structures dédiés et identifiés, associés à un numéro de téléphone et à une adresse mail nationale unique centralisant toutes les informations ;
- La sensibilisation de l’ensemble des étudiantEs aux discriminations, aux violences sexistes et sexuelles et au consentement lors des rentrées universitaires, par une organisation extérieure experte, au moyen de temps de formation obligatoires.
Pour approfondir les constats et découvrir l’ensemble des mesures défendues par la FAGE contre les discriminations et les violences associées, consulte sa contribution « Vers un enseignement supérieur acteur de la lutte contre les discriminations et violences associées ».
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